La French... Touche

Publié le par VéronicaCh

Dimanche d'air niais, j'étais d'humour badine...

Une toile grand publique pour remonter mes vils brodequins rouillés...

Bref le moral en chauds sets...

L'urgence de garnir mes refrains de couleurs pop hue l'air...

Le ciné du coin.

J'habite un coin, au mieux...

Un recoin plutôt...

Le film !

J'arrive, je lustrine un peu avant, histoire d'appâter le pixel errant.

La French...

Gros titre, gros budget, gros caste string, grosse pellicule (2 heures 15 mi mutes)...

Au bout, Le Louche Du Jardin en pas de deux impec,

La Cité Marsienne au mieux d'une belle fille comme elle.

Une époque costard cravate et gros pétards...

Sur fond de papiers peints psychés et poufs skaï mandarine...

Les années soie sans dix ...

Sature day night fever a condition de se tirer vivant du Kripton à facettes.

Un jeu du cache poursuite sous flot d'héroïne...

Dans la Cité Fosse et Reine...

La dope détruit les minots et nourrit l'économie de la Famille.

Le méchant est un bon père,

Le gentil flirt avec l'addiction,

Tous deux paieront l'addition et nous le savons dès le début.

Un cinéma qui se référence dans le cinéma de papa mais on se laisse faire...

Une nostalgie sans naphtaline, dégonflée de prétention clinquante, pour le plaisir simple d'être spectateur d'une époque.

Cédric Jimenez brouille deux mondes, deux profils d'hommes.

Les deux sont mûs par le même moteur sans frein...

La ressemblance entre les deux comédiens n'est pas un hasard, c'est le bon côté du film, ne pas trancher entre le bien et le mal...

Le risque du malaise...

C'est d'aller voir ailleurs, l où le film se raconte..

Décrocher de l’image polar western d'hommes....

Parce que le mur, la couture qui craque et sépare deux mondes...

Ne divise pas le juge et l'assassin,

Non c'est plus simple, c'est la même histoire depuis le début de l'humanité...

L’incompréhension brutale qui fait que toujours l'un et l'autre s'affronteront, se désireront, se construiront et se détruiront...

C'est l’incompressible différence des sexes.

Où sont les femmes ?

Dans la cuisine et elles pleurent sur la nappe,

Le retour du Guerrier...

En robe dos nu et elles sourient,

Éblouies et absentes dans les bras du Chef...

Les deux actrices ne jouent pas mièvres, surtout pas Céline Salette mais l'épaisseur des rôles féminins reste de l'ordre de la poudre de riz...

S'il vous reste la nostalgie du col pelle à tarte...

Ne boudez pas ce dessert...

Il ne pioche pas dans les bons sentiments d'un cinéma français qui fleure le consensus rectiligne de l'entre-nous gentil...

Un cinéma sans revendication de catéchisme, pour la distraction et c'est déjà beaucoup...

Un film pour un film...

Pas un kleenex pour un prêche...

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bastien 27/12/2014 12:51

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